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Éditorial
de mars 2010
S'entrainer au quotidien
Le 2ème Congrès du Cyclisme Pour Tous, organisé
par la Fédération Française
du Cyclisme, s’est tenu samedi 27 Février. Sous-titré « Cyclisme pour tous
et vélo pour chacun, sport santé et pratiques au quotidien », ce congrès
se veut le reflet du vent de modernité qui souffle sur cette Fédération. C’est
ce qu’on peut lire sur le dossier qui nous a été distribué.
J’étais invité, en tant que Président de l’Organisation
Bus cyclistes, et Christophe Raverdy, président de la FUBicy, ainsi qu’Hubert
Hubert Peigné, délégué interministériel au développement du vélo étaient
intervenants. Notre présence, ainsi que celle d’autres acteurs de ce secteur,
montrent que le vélo urbain n’a pas été oublié. Et en effet, il fut beaucoup
question des aménagements, de la sécurité à vélo, des formations, et bien
d’autres sujets familiers des associations plus militantes que sont celles de la FUBicy. Vu de l’extérieur,
puisque c’était mon premier contact avec la FFC, ça donne l’effet d’une petite révolution en
marche. En effet, habitué à fréquenter plutôt les clubs et sorties de la FSGT (Fédération Sportive et
Gymnique du Travail) ou la FFCT
(Fédération Française de Cyclotourisme), j’avais toujours associé la FFC à la compétition de haut
niveau. On y trouve les meilleurs, les élites et les pros.
Ayant toujours pratiqué le vélo avant tout pour sa
dimension sportive, je me suis senti très à l’aise durant ce congrès. J’ai aimé
discuter avec d’ancien(e)s professionnel(le)s du cyclisme, et partager les évocations
des plaisirs de l’effort, de se surpasser. Nous avons également évoqué les
souvenirs de succès ou d’affreuses galères durant lesquelles on se demande ce
qu’on fait sur cette satanée machine, se promettant de ne plus y remettre les
fesses. Promesse qui ne tient que jusqu’au dimanche suivant…
Or, je n’ai
pourtant presque pas fait de compétition
cycliste. Je pratiquais d’autres sports, et le vélo me
permettait d’acquérir l’entraînement
foncier sans perdre de temps.
Pourtant, tout cycliste pratiquant, sait que pour
améliorer son niveau, il doit passer de nombreuses heures sur sa machine. Contradiction ?
Et bien non. Tout simplement parce que j’utilisais mon
vélo pour aller à la fac, puis au travail. Entre vingt et quarante kilomètres
quotidiennement, c’était, et ça reste aujourd’hui, mon principal entraînement foncier. Ce qui me positionne du
même coup également du côté des cyclistes urbains.
Cyclistes sportifs, cyclistes urbains. Deux mondes qui se
sont longtemps ignorés. Les uns roulent avec des casques et veulent des routes
larges pour aller vite, les autres demandent des pistes cyclables et la liberté
de s’équiper d’une façon fonctionnelle dans laquelle n’entre pas forcément le
casque.
A voir ce qui s’est passé à ce congrès avec mes yeux de
candide optimiste, j’ai envie de dire que ces
deux mondes sont en train de se connecter. Et je trouve ça vraiment
super. Beaucoup d’automobilistes découvrent le vélo grâce aux VLS (vélos en
libre service), puis constatent d’abord son efficacité pour se déplacer, puis
les plaisirs que cela procure. On les retrouve deux ans plus tard au départ de
l’Ardéchoise ou l’Ariègeoise, ces fameuses cyclosportives réunissant des
milliers de passionnés de la petite reine.
Mon souhait aujourd’hui, que je formule bien haut, serait
que de plus en plus de cyclistes sportifs
laissent leur voiture au garage et profitent de leurs trajets quotidiens
pour s’entraîner. De plus en plus de compétiteurs ont commencé. Certains nous
rejoignent dans nos efforts de promouvoir le vélo auprès du grand public. Ils
peuvent également développer ces idées auprès de leurs co-équipiers. Je pense
que beaucoup le font déjà. C’est une bonne façon d’allier ces deux grands
objectifs : former des sportifs de haut niveau, et contribuer au respect
de l’environnement.
Une nouvelle fois, je vous dis « Bonne route »,
et pour ceux qui aiment cette dimension sportive du vélo, j’ajoute « A Bloc ! ».
Hervé BELLUT
Président de l'ORganisation Bus Cyclistes
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