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Éditorial
de Janvier 2010
Cornebarrieu-Copenhague : microcosme versus macrocosme
De nombreuses
philosophies orientales énoncent que la partie (microcosme)
contient le tout (macrocosme). On retrouve la même chose dans la
fameuse maxime grecque de la gnose : Connais-toi toi-même et tu
connaitras l'univers et les Dieux. Voyons comment appliquer cela au
sujet qui nous intéresse habituellement, en l'illustrant
à partir de deux situations très
éloignées., à Cornebarrieu d'une part, et à
Copenhague d'autre part.
Du 7 au 18 décembre 2009, habitant Cornebarrieu, j’ai
fait plusieurs fois le choix de prendre le vélo à
la place de la voiture pour effectuer un déplacement
nécessaire.
Durant la même période, la 15e Conférence
des parties , appelée COP 15 s'est tenue
à Copenhague. C'était la réunion
annuelle des représentants des pays qui ont
ratifié la Convention-cadre des Nations unies sur le
changement climatique. Comme vous le savez, elle devait être
l'occasion, pour les chefs d’État et de
gouvernement, de renégocier un accord international sur le
climat qui aurait remplacé le Protocole de Kyoto. La
première étape de la convention cadre doit
prendre fin en 2012. Au total 193 pays ont envoyé des
représentants de leur gouvernement.
Ces deux situations mettent en jeu des personnes qui essayent
d’agir dans le même sens, celui de la
réduction des émissions de gaz à effet
de serre, dans le but de réduire l’impact du
comportement de l’humanité sur le climat.
Mais le contraste en termes de nombre de personnes entre ces deux
tableaux est saisissant : un seul individu est concerné
d’un côté alors que plusieurs milliards
sont représentés de l’autre. A
première vue, l’impact potentiel sur le climat
futur des intervenants du deuxième tableau est sans commune
mesure avec celui du premier.
Et pourtant…
Le chef d’orchestre n’est rien sans les musiciens.
Comme pour ces fresques humaines colorées dont les chinois
nous régalent fréquemment, on ne peut obtenir une
belle étendue bleue que si tous les participants
présentent simultanément leur carton bleu.
En ce qui me concerne, n’ayant pas eu la
possibilité de prendre la parole à Copenhague, je
me contente de continuer le comportement décrit ci-dessus,
en me prenant pour une petite goutte dans l’océan
parmi une immensité d’autres gouttes. Copenhague
n’a pas atteint tous ses objectifs, mais je n’ai
pas non plus fait tous mes déplacements à
vélo, et mon empreinte écologique peut encore
être améliorée. Pour cela, je
dépends également des autres. Mon choix de
consommateur me permet de faire connaître ma
préférence pour des produits respectueux de
l’environnement, mais je suis tout de même
dépendant de l’offre existante pour faire mes
choix.
Si on considère que chacun d’entre nous,
individuellement (le microcosme) pouvons agir par notre comportement
sur la minorité qui nous représente,
même de façon locale et limitée, alors
nous avons le pouvoir d’influencer le tout (le macrocosme).
Ne nous privons pas d’utiliser ce pouvoir. C’est
mon invitation pour 2010.
Bonne route, et meilleurs vœux.
Hervé Bellut
Président de l’Organisation Bus cyclistes
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