Éditorial
de Février 2010
Le Rouge, couleur de la vie !!!
Depuis que l’être humain est sur cette Terre, la détection
du rouge est vitale. Que ce soit pour se prémunir d’un danger comme le feu, ou
détecter une blessure ou une inflammation, mais également pour repérer les
fruits rouges dans une étendue verte pour assurer sa subsistance, le mammifère
humain a toujours eu une relation privilégiée avec cette couleur.
A tel point que, parmi les 6 millions de cellules en forme
de cône dont est pourvue la rétine de l’œil humain, les cellules de type L
détectent spécifiquement cette couleur.
C’est donc tout naturellement que nos sociétés ont développé
une continuité à ce statut particulier du rouge, en lui réservant le rôle
d’avertisseur de dangers de toute sorte. Pour ce qui est de la circulation
routière, les panneaux d’interdiction sont rouges, alors que ceux d’obligation
sont bleus. De même, les feux arrières sont rouges, pour être mieux vus, ainsi
que les feux imposant un arrêt total.
Concernant le vélo, la réglementation ne déroge pas :
le feu rouge à l’arrière est obligatoire, de même que les éléments
réfléchissants. Mais si la réglementation ne déroge pas, on ne peut, hélas, pas
en dire autant de tous les cyclistes. De nombreuses enquêtes le montrent :
seule une très faible proportion des cyclistes est équipée d’un dispositif
d’éclairage et de réflexion satisfaisant. Face à cela, les associations sont
nombreuses, en synergie avec la
FUBicy, la
Fédération des Usagers de la Bicyclette, à se
mobiliser pour faire changer les choses. On a même vu dans certaines villes la
police municipale aux côtés de ces associations pour arrêter les cyclistes en
situation irrégulière, non pas pour les verbaliser, comme la loi les y invite,
mais pour les sensibiliser à cette question et même leur offrir des équipements
ad hoc.
Parce que nous arrivons bien là au cœur dramatique de cette
situation. J’ai l’habitude de dire que la sécurité du cycliste est basée sur le
fait qu’aucun automobiliste ne souhaite écraser un cycliste, et que c’est pour
cela que ce dernier doit se faire comprendre très clairement lorsque sa
trajectoire risque de couper celle d’une voiture.
Mais encore faut-il que l’automobiliste puisse voir le
cycliste !!! Et lorsque la luminosité baisse, ce n’est plus toujours le
cas.
Alors, mon invitation est, pour nous cyclistes, de préférer
le rouge du feu arrière de notre vélo, à celui du camion de pompier, ou pire, à
celui qui coule dans nos veines…
En plus, ça sert d’exemple. Et on est bien plus beau avec
une jolie lumière…
Bonne route, et pour reprendre le slogan de la FUBicy : Cyclistes,
brillez !!!
Hervé Bellut
Président de l’Organisation Bus cyclistes
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