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Éditorial
d'Octobre 2009
Deux bonnes nouvelles pour sortir du piège.
Nous avions évoqué au mois de juin dernier comment le piège du tout automobile
s'était établi de façon insidieuse et collective.
La réponse ne pourra donc être que collective pour s'en
désengager.
Si quelques pionniers ont pu tracer le chemin, c'est par un grand
mouvement de masse qu'il faut repenser et modifier nos modes de
déplacement.
Et, la première bonne nouvelle, c’est constater que
ce mouvement est en marche. Le piège se fissure*, de nombreuses
voies s’ouvrent. L’augmentation considérable du
nombre de vélos dans les villes en est le reflet direct.
Où se situe la taille critique pour rendre le mouvement
irréversible ? L’avenir nous le dira. Mais l'histoire est
en marche.
L'illustration de la réalité d’un changement
collectif, c’est le constat que même nos lois
s’adaptent. Ainsi, les zones de rencontre sont devenues une
réalité bien concrète le 30 juillet 2008, lors de
la publication du Décret n° 2008-754.
Ce décret instaure des zones de rencontre, où
piétons, cyclistes et automobilistes cohabitent à une
vitesse inférieure à 20 km/h. Les contresens cyclables,
les tournes à droite cyclistes et le code de la rue montrent que
notre société commence à faire une vraie place au
vélo.
Nous commençons donc à desserrer l'étreinte du
piège. S'ouvre la perspective de nous en sortir collectivement.
La réappropriation d'une qualité de vie qui nous échappait, constitue la deuxième bonne nouvelle.
Nous avons souvent évoqué les bienfaits qui peuvent
être attribués à la pratique du déplacement
à vélo: conséquences positives sur la
santé, modification des rapports sociaux, réduction du
stress…
Mais une telle pratique à grande échelle aurait, in fine,
un impact profond sur notre société, notre environnement,
nos modes de pensées, pour enfin mettre à l'honneur cette
célèbre pensée de Saint Exupéry: "Nous
n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons
à nos enfants"...
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Bonne route,
Hervé
Président
de l’Organisation Bus Cyclistes
(*) Voir les éditoriaux de juillet et d'aout.
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