|

|
|
Éditorial
de Mai 2009
Ne pas jeter le
bébé avec l’eau du bain.
L’évolution,
qui fonctionne souvent par à-coups ou crises, ne fait jamais
marche arrière. Parfois, elle fait demi-tour. Ainsi, les
dauphins et les tortues sont des mammifères qui ont choisi
de retourner à l’océan après
s’est adaptés à la vie terrestre. Mais
ils n’ont pas redéveloppé des
branchies, comme les poissons, ils ont trouvé
d’autres solutions.
Et nous, dans tout ça ?
Notre humanité, nos sociétés, nos
systèmes sont également en évolution
permanente. Ils sont même bien souvent en croissance.
Emballement de la machine, croissance exponentielle non
maîtrisée, crise, stratégie suicidaire
?
Euh ? Peut-être, peut-être pas. En tant
qu’être pensant, nous sommes tentés de
nous faire une opinion. Mieux, de considérer que ce qui se
passe est le résultat de nos actions, donc de nos
volontés collectives, et donc de notre
responsabilité.
Mais, si accouchement d’une nouvelle humanité il
doit y avoir, autant tout faire pour éviter la
césarienne.
Alors, quelques réflexions sur
l’évolution.
D’une part, il n’y aura sans doute pas de marche
arrière dans le domaine de l'environnement et de nos
habitudes de vie. Oublions donc les stratégies de retour pur
et simple au passé. Et tant mieux. Je veux bien ne plus
polluer. J’en comprends
l’intérêt et même la
nécessité vitale. Mais me passer de moyens de
communication, ne plus avoir la sécurité de
savoir que les pompiers pourraient me secourir rapidement,
grâce à leurs véhicules automobiles et
les téléphones portables qui les auraient avertis
en cas d’accident, ça, ainsi
qu’énormément d’autres choses
acquises ( ?), je ne le souhaite pas.
L’idéal, ce serait de pouvoir profiter de tous les
attributs positifs de nos sociétés modernes sans
avoir à en payer un fort tribut environnemental.
Mais, nous en sommes loin !!!
Et bien tant mieux. Mettons-nous au travail. Au-delà de la
crise financière, c’est aussi une crise du bon
sens qui touche nos sociétés. Avoir le sentiment
qu’on travaille pour le mieux être des nos enfants
a été un puissant moteur de motivation et de
croissance. Ce moteur s’est cassé par
l’introduction du doute suivant : « Et si nous
étions en train de détruire notre
planète ? »
Ce doute est salutaire, il nous invite à redresser la barre.
Mais, remontons nos manches.
Inventons le nouveau New Deal, celui du respect de la nature, du
respect de l’autre, et profitons avec dignité et
fierté de l’évolution qui, il faut bien
le dire, s’est associée la complicité
de l’homme. Chacun sa spécificité.
A l’OBC, nous avons choisi de développer la
convivialité et le respect par l’utilisation du
vélo. Gageons que chacun peut trouver sa propre voie, et
exceller.
Gardons le bébé, et jetons, ou plutôt
recyclons, l’eau du bain.
Bonne route,
Hervé
Président
de l’Organisation Bus Cyclistes
Accès
à tous les éditoriaux
|