Éditorial de Novembre 2008

   

La puissance du nombre. Oui, mais comment l’utiliser ?



Le monde évolue sans cesse. Et sans cesse, nous devons nous adapter. Parfois en anticipant, mais bien souvent en subissant, en retard, et même des fois dans l’urgence.

Le mouvement planétaire de prise de conscience au niveau environnemental est le reflet d’une évolution. Utiliser le vélo lorsqu’on le peut à la place de la voiture va évidemment dans le bon sens en ce qui concerne les changements en cours. On pourrait donc croire que s’engager dans sa promotion en ce moment est une sinécure, qu’il suffit de se laisser porter par le courant.

Soit... Parler vélo aujourd’hui reçoit un écho bien plus favorable qu’il y a ne serait-ce que cinq ans. Pour autant, à l’image de la pratique du vélo justement, cela ne dispense pas de pédaler, de faire des efforts de façon continue pour éviter de s’arrêter et de tomber.

C’est ce que nous nous efforçons de faire à l’OBC. La lettre ci-dessous est un exemple de ces coups de pédales parfois nécessaires à vélo pour relancer en bas d’une côte. Elle servira d’éditorial pour ce mois-ci.


Bonjour à tous,

Et non, ce mail n’est pas l’annonce de la publication de l’éditorial du mois de Novembre. Et ce, tout simplement parce que je coince. Je n’ai aucune inspiration, chaque essai de traduisant par quelques phrases mal ficelées qui ne donnent rien de bien consistant. J’ai donc posé mon stylo (clavier), me suis arrêté, pour me demander pourquoi ça ne vient pas. En général, il y a un sens lorsque ça m’arrive.

La dernière fois que j’ai vécu cela, c’était en 2005, alors que je rédigeais une lettre pour demander à mon maire plus de pistes cyclables. Je ressentais bien que ça ne passait pas. Je me suis arrêté, me suis demandé comment continuer en étant plus efficace et finalement, je me suis dis que ce serait mieux de proposer à ceux que ça intéressait de m’accompagner sur mon trajet à vélo. C’est ainsi que sont nés les bus cyclistes de l’OBC.

Pour l’édito et la gazette, qui s’essoufflent un peu, ça saute aux yeux. L’OBC est une aventure collective, qui ne fonctionne que grâce à l’existence des conducteurs de bus cyclistes. Son expression doit également être collective.

Nous sommes déjà quatre à avoir rédigé des éditos. Ils peuvent être le reflet d’aventures, d’actions, d’idées et de points de vue issus de toutes les villes concernées. Vous êtes nombreux parmi les leaders à vous investir également dans la promotion locale du vélo. L’OBC peut s’en faire de relais.

Je vous propose donc, à l’instar de Gérard, Philippe et Jean-André, de nous envoyer, à bureau@buscyclistes.org, vos propositions de textes pour les éditos et la gazette, qui pourra ainsi refléter la vie de l’OBC sur toute la France, et non uniquement sur Toulouse. C’est possible car nous devenons de plus en plus nombreux.

Voilà, c’est juste mon petit message, pour que ce vide devant ma feuille blanche se transforme créativement en une dynamique, basée sur « la puissance du nombre ».

Y’en a pas un que ça inspire pour écrire un édito ?


Cordialement.

Hervé
Président de l’Organisation Bus cyclistes

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