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Éditorial
d'Avril 2008
L'autre Voie
Le mois écoulé à
été riche en débats de toutes sortes,
sur fond d’élections municipales, l’OBC
s’en étant d’ailleurs fait le relais
lors de l’éditorial de mars. En tant que citoyen,
nous avons été invités à
nous prononcer, et, avant cela, a faire un choix. Bien souvent, en
s’intéressant de près à la
question, on pouvait se retrouver confronté à des
propositions diverses et parfois opposées concernant
l’utilisation des fond municipaux. Ici pour la
réfection d’une crèche, là
pour des équipements sportifs pour la jeunesse, ou encore
pour des aménagements pour club du troisième
âge ou, bien sûr, pour des aménagements
cyclables.
On pourrait croire que le choix peut se déterminer
facilement en fonction de ses propres intérêts.
Ainsi, en tant qu’actif pour la cause du vélo, je
pourrais sans la moindre hésitation choisir la
dernière option. Ce qui serait simple et confortable.
Est-ce parce que mon père a vécu la
période de restriction de la guerre dans une famille de onze
enfants, où la part de chacun amputait d’autant
celle des autres, et que ce sont les valeurs en découlant
qui m’ont été transmises ?
Toujours est-il qu’il m’est toujours difficile de
revendiquer quoi que ce soit. Pourquoi la cause des cyclistes
serait-elle prioritaire sur celle des mamans, des adolescents ou des
anciens ? Il me vient toujours ce proverbe arabe qui
s’énonce ainsi : « Avant de critiquer
quelqu’un, marche une semaine dans ses babouches ».
Et à marcher dans les babouches d’autrui, on finit
par adhérer à sa cause.
A ce petit jeu, je me suis souvent retrouvé dans des
situations bloquées, de non choix. Je ne savais pas de quel
côté faire pencher la balance.
Pourtant, c’est bien ce type de situation qui fût
à l’origine de la création de
l’OBC. Bloqué par ces doutes lors de
l’écriture d’une lettre revendiquant des
pistes cyclables, j’ai
préféré proposer simplement
d’être accompagnateur de qui voulait
s’essayer au vélo.
Et quelle joie de pouvoir alors mettre toute mon énergie et
mon enthousiasme dans ce projet, en ressentant que cela pouvait
apporter du plaisir aux utilisateurs potentiels, sans faire
d’ombre à personne. Cet enthousiasme et cette joie
sont les moteurs de l’obc, et la possibilité de se
mettre au service des autres, d’apporter et de partager des
instants de plaisir constituent l’axe de l’OBC,
à tel point qu’ils sont inscrits dans le premier
article du code de déontologie des bus cyclistes.
Une autre façon d’agir. Bien agréable..
Bonne route
Hervé
Président de l’Organisation Bus cyclistes
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