Éditorial de Mars 2007

Santé publique et vélo      

1997-2007: une décennie a passé depuis que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a tiré la sonnette d'alarme face à l'épidémie mondiale d'obésité. Et, triste bilan, entre 1995 et 2005 le nombre de personnes obèses est passé de 200 millions à 400 millions.

Nous payons là un lourd tribut à notre recherche de confort et de plaisirs immédiats.

Depuis la nuit des temps, l'homme a été confronté à un environnement hostile. Dépourvu d'armes naturelles, c'est à son intelligence qu'il doit sa survie. En effet, il a pu s'organiser pour se défendre et se créer un monde plus adapté. La nature aussi l'a aidé, par exemple en le dotant d'une appétence naturelle pour les produits gras ou sucrés, lui permettant de re-constituer le plus rapidement possible des réserves lui pour survivre jusqu'à la prochaine découverte de nourriture.

Mais attention, si cette stratégie est adaptée dans un monde où la nourriture est rare et où l'effort physique ne peut être évité, elle ne l'est plus du tout dans d'autres contextes, et notamment avec la vie d'abondance que nous vivons.

Pourtant, il faut croire que cette question était déjà connue depuis fort longtemps. Il suffit de constater que la plupart des philosophies et courants de pensées initiatiques associent une certaine hygiène de vie à des considérations
plus spirituelles ou intellectuelles. Ainsi, on constate des régimes alimentaires spécifiques chez les musulmans, ou bien la gourmandise qui côtoie le mensonge dans les péchés capitaux chrétiens, ou encore l'importance des
disciplines sportives chez les grecs, le yoga chez les orientaux et les arts martiaux dans d'autres cultures. On pourrait dresser tout un panorama et je suis sûr que ce serait très intéressant.

Je n'en ai hélas pas les compétences, et ces considérations ne sont que de simples juxtapositions de réflexions qui me sont venues au hasard du temps ou de mes lectures.

Alors, plutôt que de m'aventurer plus loin dans des espaces que je ne maîtrise pas, je préfère en revenir à mon petit vélo. Et là alors, je me sens tout de suite plus à mon aise. Prendre le vélo tous les jours pour faire une vingtaine
de kilomètres a immanquablement pour effet de brûler des calories parmi celles qui ont été emmagasinées et donc de contribuer à retrouver une meilleure santé. Mais, au-delà de ce premier point, cela permet également de redonner goût à l'effort et à une certaine discipline. Ce fameux cercle vertueux dont j'ai déjà parlé nous emmène dans ce nouveau paradigme dans lequel, à n'en pas douter, il n'y a pas la même proportion de personnes en surpoids que dans la société de l'abondance.

Pour cela, il suffit d'essayer. Comme disait un maître à propos du Yoga : Une once de pratique vaut mieux que des tonnes de théories.

Alors,

Tous à vélo !!!

Hervé
Président de l’Organisation Bus cyclistes

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