Éditorial de Mai 2007

Le printemps, temps moteur des bus cyclistes      

Dans la nature, beaucoup de mouvements sont cycliques et ces derniers sont souvent, pour ne pas dire toujours, décomposables en plusieurs temps, comme dans un moteur à 4 Temps.
On peut l’illustrer simplement, par exemple avec le mouvement des planètes, et il sera encore plus caractéristique si nous décrivons la trajectoire des comètes, qui s’éloignent beaucoup plus du soleil, ce qui se traduit clairement en une alternance d’éloignements et de rapprochement de cet astre.

Les comètes, lorsqu’elles ne sont pas proches du soleil, et alors observables, se situent dans le nuage de Oort, à une très grande distance du soleil, de plusieurs fois l’orbite de Pluton. Elles sont alors dans un mouvement lent, tant elles sont faiblement attiré par le soleil, de part la distance, et parce que leur mouvement s’est beaucoup ralenti, ce que nous allons décrire.

Cette attraction gravitationnelle du soleil, minime, mais constante, se traduit, pour une comète donnée et durant cette phase, par un mouvement vers le soleil.

Très faible au début, ce mouvement s’amplifie au fur et à mesure que la comète approche de l’astre du jour. Et plus elle se rapproche, plus l’attraction est forte et plus l’accélération de la comète, et donc aussi sa vitesse, augmentent.
Il en résulte une vitesse vertigineuse à l’approche du soleil, à la périhélie (de peri, près, héli, soleil). Déviée par la très grande force gravitationnelle, la comète contourne le soleil et est renvoyée à très grande vitesse vers le nuage de Oort. Durant toute cette deuxième phase, elle ralentit car l’attraction gravitationnelle n’est plus motrice, mais au contraire freine cette dernière. Et ainsi de suite.

Cette illustration, par les comètes, offre l’intérêt d’être facile à appréhender. Mais, à la réflexion, nous retrouvons cette alternance de phases moteurs et résistives dans la plupart des phénomènes cycliques (c’est d’ailleurs ce qui entretient le mouvement). La croissance des végétaux, durant l’année, l’alternance des marées, due, il est vrai, au mouvement de la Lune, l’ouverture et la fermeture des fleurs durant le jour.

Et aussi, bien sûr, le coup de pédale du cycliste, qui a intérêt à appuyer sur la pédale lorsqu’elle se situe à l’avant, et à relâcher l’effort à l’arrière.

Et dans le cas précis de l’Organisation Bus Cyclistes, nous sommes au coeur de la phase motrice. En effet, comme je le disais l’an dernier (un an déjà !), l’heure d’été est l’heure cyclable. C’est la période durant laquelle on ressort le vélo du garage, pour d’agréables promenades champêtres ou citadines, ou, et c’est ce que nous encourageons, pour se déplacer. Et c’est également en ce moment, bien sûr, que les média parlent du vélo. Timidement au mois d’avril avec la semaine du développement durable, puis plus ouvertement en Juin avec l’opération AYAV (Allons-y à vélo), organisé par l’association vélo de Toulouse autour de la fête internationale du vélo, cette couverture médiatique du vélo finira en apothéose au mois de Juillet avec les centaines d’heures de diffusion et les millions de téléspectateurs suivant le Tour de France. Ensuite, cela retombe doucement, avec le mois des vacances, puis la rentrée, et d’autres centres d’intérêt.

Et ce sera déjà passé

Alors, raison de plus pour vivre à fond cette opportunité, et de ne pas laisser passer le cycle. Cette année, pas de procrastination, osons franchir le pas, mettre le pied à l’étrier, pardon, à la pédale et, quitte à se faire accompagner par un guide cycliste, un de ces conducteurs de bus cyclistes, goûtons nous aussi aux joies du vélo.

Et, avec exaltation !!!


Hervé
Président de l’Organisation Bus cyclistes

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