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Éditorial de Janvier 06Bonne Année 2006 2006 année des bus cyclistes ? Quand les petits ruisseaux font les grandes rivières. En ce début d'année, je me pose évidemment la question de l'avenir de bus cyclistes. A l'origine, il y a bien sûr la foi dans le projet, condition indispensable à la mise en place de toute entreprise. Ensuite, il faut se convaincre pour avoir et garder l'énergie indispensable à investir dans le projet. Il y a aussi les nombreux messages d'encouragements qui aident à garder le cap. Mais, à bien y regarder, l'époque est vraiment extraordinairement propice, alors il n'y a pas de quoi faire un éditorial. Pourtant, le cas du vélo présente une singularité. On est en face de quelque chose d'assez ancien. Durant longtemps, le vélo a permis à l'homme de se déplacer. Mieux qu'à pied, mais au prix d'un effort fatigant dont il aurait bien voulu s'affranchir. La démocratisation de l'automobile a permis de franchir le pas, et de pouvoir laisser la bicyclette au fond du garage, pour faire sans effort des déplacements de façon bien plus efficace. L'histoire aurait pu en rester là, comme ce fût le cas dans nos pays pour la charrue à bœuf, la lampe à pétrole ou le moulin à café manuel. Pourtant, le feu ne s'est pas complètement éteint, quelques braises ont subsistées. Avec l'effet conjugué des prises de conscience concernant les bienfaits de l'exercice, l'impact écologique de la combustion des énergies fossiles, et la recherche de loisir, la petite reine a de nouveau occupé le devant de la scène. D'abord uniquement en tant que loisir, mais de plus en plus de façon rationnelle, c'est inévitable. On peut ainsi s'interroger. Avons-nous juste fait un retour en arrière ? N'aurait-il pas été plus sage de ne pas abandonner ces modes de fonctionnements simples dont les déplacement en vélo font partie ? Nombreux sont ceux qui prônent un respect de la nature par un retour à des modes de fonctionnement ancestraux. Et pourtant, même en copiant la forme, ce n'est pas la même chose. Il y a simplement la prise de conscience issue de l'expérience, qui fait grandir l'homme. Celui qui revient au vélo après avoir roulé tant qu'il le souhaitait en auto n'aborde pas les côtes en les subissant, mais conscient d'en avoir fait le choix, et d'en récolter les bienfaits, qui lui étaient cachés auparavant. J'en arrive parfois à me dire que nous disposions de tout, mais que seul le fait d'en prendre conscience nous manquait. Cela me frappe particulièrement avec la nourriture. Après avoir raffiné les cannes et betteraves pour en extraire le sucre, analysé les fruits pour en connaître les molécules aromatiques et pouvoir les reproduire, on en arrive à rajouter des vitamines dans les sodas. Devrons-nous aller jusqu'à ré assembler tous les constituants d'une pomme pour pouvoir enfin prendre conscience qu'il suffit de la cueillir pour en tirer tous ses bienfaits. A ce jour, je fais ce constat : je suis content de rouler en vélo, j'ai choisi de laisser la voiture au garage pour ce mode de transport. Faire ce choix représente une liberté supplémentaire pour moi. Et j'aime tellement ça que j'ai envie de le faire partager. Et ce qui s'y mettent viennent souvent m'exprimer leur enthousiasme devant cette liberté gagnée, et veulent à leur tour faire partager leur plaisir. Et ainsi de suite… les petits ruisseaux… Soyons en sûrs, 2006 sera l'année du démarrage des bus cyclistes
Bonne route, et du plaisir pour chacun Hervé
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